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Ce titre, du dernier livre de Pierre-Yves Monette,qui vient de paraître, m’avait évidemment interpellé, étant la question que je me posais depuis plus de vingt ans, ce qui ne semble pas être le cas des millions d’électeurs qui, le 10 juin, confirmeront leur résignation en plébiscitant, encore et toujours, les fossoyeurs de la démocratie, ignorant les conséquences dramatiques de leur apathie. Cette fois, l’analyse de la déliquescence de notre démocratie est l’oeuvre d’une personnalité plus compétente que je ne le serai jamais, et dont les propos correspondent à la dialectique que nous développons, sur notre site, depuis le mois de janvier. Pierre-Yves Monette - Ancien avocat et médiateur fédéral, conseiller honoraire au Cabinet du roi Baudouin et du roi Albert II, Professeur au Collège d’Europe et spécialiste en bonne gouvernance auprès des institutions européennes. “Que la Belgique souffre d’un système politique fondé sur la toute puissance des partis politiques fait comme partie des meubles;” “Je ne pense pas qu’il faille dire que la démocratie soit sans doute malade dans notre pays: elle est malade. C’est incontestable et il ne faut laisser aucun doute à cet égard. La démocratie est bien trop importante et ses enjeux bien trop fondamentaux que pour minimiser l’état de dépérissement démocratique dans lequel un régime de partis, poussé au paroxysme et à l’affaiblissement alarmant du Parlement, ont entraîné notre pays.” “Je songe encore - et on atteint ici un sommet - au chantage du gouvernement fédéral de modifier la loi organique sur le Conseil d’Etat après l’avis défavorable que celui-ci a rendu sur un projet de loi gouvernemental..., un mode de gouvernance publique digne d’une république bananière.” “Avec l’affaiblissement du Parlement, victime de la suprématie absolue du Pouvoir exécutif et à l’omnipotence de la particratie, nous vivons en effet un affaissement inquiétant du système démocratique.” “(...) En d’autres termes, pour trois sur quatre d’entre nous la démocratie n’apparaît pas vraiment indispensable! Cela me fait froid dans le dos. L’histoire a en effet montré que la démocratie n’est jamais aussi fragile que lorsqu’elle cesse d’être au coeur de nos convictions d’homme et de femme et au centre de nos exigences de citoyen et de citoyenne.Avec 76% de Belges qui baissent leur garde démocratique, rien d’étonnant dès lors que l’on assiste à un affaiblissement du rôle du Parlement, à la mise sous tutelle des organes de contrôle, à une mainmise omnipotente des partis, à des transgressions répétées de la loi, par certains politiques, etc” “Le fossé qui se développe entre le politique et le citoyen, et à propos duquel j’ai tiré la sonnette d’alarme tant on sous-estime le danger qu’il constitue pour la démocratie, démontre effectivement cette frustration de l’homme de la rue face aux responsables politiques et à certaines décisions qu’ils prennent. Mais en même temps, le citoyen oublie le poids qui est le sien dans le débat public.”“(...) il est donc faux de croire que le citoyen est incapable d’influencer les décisions politiques. Alors à fortiori quand on considère les citoyens dans leur ensemble, l’ensemble des anonymes qui, collectivement, forment le corps électoral et disposent d’une puissance qu’ils ne soupçonnent pas.” “C’est parce que nous raisonnons tous en termes d’individu et non de membre d’un groupe, parce que nous oublions que c’est l’accumulation d’insignifiants flocons de neige qui finit par faire ployer la branche, que nous pensons être sans moyen pour influencer le débat public. Comme on se trompe!” La “sélection” de ces quelques phrases peut paraître arbitraire et tendancieuse, comme les termes que je me suis autorisé à composer “en gras”. C’est pourquoi j’ose insister auprès de tous les citoyens qui s’interrogent sur leur avenir et celui de notre démocratie, pour qu’ils lisent ce modèle magistral de l’analyse objective des dérives successives de notre société, rongée par la particratie: Belgique où vas-tu? - Pierre-Yves Monette - Entretiens avec Christian Laporte. (Je tiens à préciser que je ne bénéficie d’aucun avantage quelconque en faisant la promotion de cet ouvrage, que je considère comme essentiel et qui conforte la détermination de “Démocratie” à poursuivre ses objectifs.)
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